mardi 24 août 2010

La matinée au colloque scientifique

Ludovia 2010 démarre avec le colloque scientifique Éducation numérique et recherche. Interactions - Interactivités: enjeux relationnels. Après les mots de bienvenue proposés par Jean-Pierre Jessel et Patrick Mpondo-Dicka, trois collègues se lancent dans la définition du champ notionnel. D'emblée, je me sens dans mon élément puisque, bien que politologue, les communicateurs puisent aux mêmes sources épistémologiques que les miennes: Von Bertalanffy, Jean-Louis LeMoigne et Edgar Morin. "Nous sommes imprégnés de systémique sans nous en rendre compte" avance d'abord Philippe Dumas, qui nous explique son projet de fournir un modèle théorique de l'interaction humaine qui prend en compte son double caractère physique et psychique. L'interaction est un concept systémique protéiforme. Nos efforts de théorisation permettent de ramener la complexité à des dimensions qui sont compatibles avec notre entendement, précise-t-il. Eléni Métropoulou se réfère aussi à Morin en retenant un de ses concepts-clés: celui de la dialogique. Patrick Mpondo-Dicka fait référence aussi à la cybernétique. Il différencie l'activité, l'action et l'acte. L'acte engage la responsabilité et appelle à une sanction. L'interaction se situe dans une pratique sociale et l'interactivité fait référence à la dimension homme-machine. Il insiste sur les idéaux du temps réel et de la mise en réseau. Les interactions sont de plus en plus médiatées conclut-il, ce qui conduit à un paradoxe: la relation distale est privilégiée par rapport à la relation proximale. Ne privilégions-nous pas la conversation avec une personne sur notre téléphone portable lorsque nous sommes en face-à-face avec quelqu'un d'autre? Une interrogation en terminant: je n'ai pas compris l'allusion d'un participant lorsqu'il a demandé à Philippe Dumas s'il était un bon cuisinier. Faudra m'expliquer!

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